Cette étape est marquée par l’incertitude quant au tracé de la Via Aquitania et de la position d'Ad Sextum et Hungunuerro. Nous suivrons en conséquence essentiellement le GR de la Voie de Compostelle. La distance parcourue sera proche de celle indiquée par l’anonyme de Bordeaux mais notre halte à la bastide de Gimont est ne nous permettra pas d'atteindre la position de Hungunuerro qui est au-delà, plus à l’est.
2 le tracé
3 le détail de l'étape
L'anonyme de Bordeaux a noté qu'il avait parcouru depuis la Civitas Auscius VI lieues pour atteindre la Mutatio Ad Sextum(13,2 km) et ensuite VII autres lieues pour la Mutatio Hungunuerro(15,4 km) et autant pour la Mutatio Bucconis (15,4 km). On peut lire dans le bulletin monumental volume 3 d'Arcisse de Caumont datant de 1838 : "On remarque encore des traces sensibles de cette voie aux environs d'Aubiet et de Marsan où la chaussée romaine est bien conservée en plusieurs endroits."
Auguste Longnon positionne la mutatioAd Sextum à l'Auberge, commune de Marsan (Gers).
Il se trouve que la Mutatio Bucconis est aujourd’hui parfaitement positionnée, ce qui permet de dire qu'Hungunuerro est située à l’est de Gimont, près d’un cours d’eau (les ruisseaux ne manquent pas). Ce pourrait être la Marcaoue qui est à la bonne distance de Bucconis.
La même recherche conduit à positionner Ad Sextum en proximité du ruisseau de Lama ou du ruisseau de Dagnan au sud de Marsan. Laissons aux futurs archéologues la joie de trouver ces emplacements et de déterminer où passait exactement la voie romaine.
Nous démarrons à 8 heures. Auch est bien tranquille le dimanche matin. La cathédrale est presque dans l'alignement de l'avenue.
Finalement nous avons décidé de suivre le GR sur une bonne partie. Nous optons trois raccourcis : le premier en quittant Auch, le second vers la mi-parcours et le troisième à l'arrivée sur Gimont. Résultat 4 kilomètres de moins que l'étape officielle pur GR.
Nous écourtons donc en passant près de Marignan (1515) et retrouvons le chemin,
Au loin apparaît le château de Montagut... Je ne pensais pas que nous allions passer si près.
Le contre-jour ne facilite pas l'appréciation du dénivelé. C'est un mur !
Montégutest un village perché autour de l'imposant château . C'est la disposition des lieux qui lui a valu son nom, ce dernier lui serait attribué depuis la période romaine ou gallo-romaine (Monte Accuto). En langue gasconne ou occitane, on le retrouve aussi : Mount Agut. Perché sur un promontoire rocheux, il culmine à 243 mètres d’altitude à la "Tour des Fées" (ancien moulin). A son extrémité se trouve le hameau de Roquetaillade.
Le château ne se visite pas.
Le chemin est agréable et nous apercevons encore aujourd'hui les Pyrénées. En regardant bien, il est possible de les voir !
Suivre un GR est très facile avec de telles indications !
Nous avons croisé un pèlerin qui va comme il se doit à Santiago pour y fêter ses 70 ans ! On ne dirait pas vu son apparence. Buon camino Daniel !
Finalement nous arrivons à Lussan un petit village où nous faisons notre halte méridienne.
Le Gers est un département moderne puisque même les petits villages disposent de la fibre !
Nous passons par un petit village l’Isle Arné et enfin nous voyons notre destination.
Gimont est toute proche de la Mutatio Hungunuerro de l'itinerarium Burdigalense.
Le musée de Gimont possède une partie consacrée à la période gallo-romaine mais il est feré le dimanche.
La bastide de Gimont s'étendit sur une éminence dominant la Gimone. Elle s'accroche à la colline, en raison de l'étroitesse du promontoire (300 m) qui s'étire sur un seul axe de 1 000 m de long tandis que la rue principale fait de l'équilibre sur la crête et passe sous la halle qui est du XIVéme siècle.
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Gimont est prévue dans un accord entre les consuls de la ville et le syndic de l'abbaye de Planselve en 1292. Sur la façade a été gravé la date de 1331.
L'extérieur : L'église de style gothique méridional a été construite au XIVème siècle en brique. Le bâtiment présente une structure massive caractéristique des églises gothiques méridionales. L'influence toulousaine se fait sentir par l'emploi massif et presque exclusif de la brique dans la construction. Le clocher octogonal de type toulousain fut terminé tardivement : XVI et XVIIième siècle. Le clocher a été élevé à l'emplacement de la 3e chapelle de la nef, côté nord. Il est du même type que ceux de Saint-Sernin et des Jacobins.
Demain, ce sera une étape courte jusqu'à l'Isle-Jourdain. Toulouse est proche !
C'est une étape pour laquelle nous ne pourrons guère éviter un bout de parcours sur la route de fort calibre : la N124 qui est l'artère Est/Ouest de Gers qui conduit à Auch puis Toulouse.... Il est difficile d'imaginer que nous sommes en train de marcher en 333 auprès d'un tel axe routier !
Nous allons traverser aujourd'hui les deux plus gros cours d'eau du Gers, car à Auch...
2 le tracé
3 le détail de l'étape
Nous n'avons pas vu hier en arrivant à Saint-Jean-Poutge les traces de la mutatio situées de l'autre côté de la Baïse à la Molère. Nous ne les verrons pas plus ce matin, car nous irons directement vers Auch.
Nous faisons une grasse matinée avec un petit déjeuner pris à 8 heures.
La Baïse est toute proche et nous la traversons d'un pas décidé.
Nous avons changé l'itinéraire sous les conseils avisés de nos hôtes pour ce qui concerne la première partie. Au lieu de prendre le petit chemin sous lequel devait passer la voie romaine et qui aboutit en cul-de-sac dans un champ et occasionne un détour, nous empruntons une voie plus directe qui passe plus au Sud. Du coup, nous voyons la zone où passait la voie romaine en ligne droite depuis Elusa, qui est située après la première rangée d'arbres.
Les romains montaient la colline selon la ligne de crête et entraient dans le bois.
La route s'élève jusqu'à un Château d'Eau que nous avions en ligne de mire hier et que nous ne comptions pas approcher. La vue sur les collines du Gers est exceptionnelle.
Le chemin est pratiquement en ligne droite. Nous passons près de Biran petit village très ancien puisqu'il dispose d'une pile gallo-romaine que nous ne verrons pas. D'autres sont accessibles à quelques kilomètres. " Ce sont des tours souvent rectangulaires, de hauteur variable et reposant sur un socle. En partie supérieure de la tour, sur la façade principale souvent encadrée de pilastres, était aménagé une niche dans laquelle était exposé une statue à tête mobile, pouvant être remplacée après chaque décès du chef de famille. Le sommet de l'édifice devait être en forme de dôme ou de pyramide quadrangulaire. L'extérieur des piles est constitué par des moellons calcaires rectangulaires, de petit appareil, parfaitement taillés et calibrés, tandis que la partie intérieure est comblée par un amalgame hétéroclite de morceaux fragmentés , de pierres calcaires, assemblés au mortier de sable et de chaux éteinte. Le pourtour des piles constituait un enclos funéraire renfermant les tombes ou urnes funéraires des autres membres de la famille et autres personnages secondaires de l'entourage du défunt. "
Notre chemin arrive dans le prolongement de N124. Nous allons marcher pendant 6 kilomètres en proximité de chaussée. Mais il n'y a pas de camions aujourd'hui (ou si peu). Plutôt qu'une image de cette N124, voici le château d'Ordan-Larroque que nous voyons depuis la route.
Après nos 6 kilomètres de N124 nous trouvons un chemin rectiligne qui se poursuit par une petite route qui arrive droit sur la cathédrale après les cinq derniers kilomètres.
La capitale Elimberris (Auch) a influencé la campagne environnante : absence de villa dans une couronne péri-urbaine exploitée directement depuis Auch. Les fouilles archéologiques récentes ont été réalisées en fonction de la topographie et de la nature des terrains pour évaluer les choix différents opérés, de la fin du l’âge du Fer à l’Antiquité tardive, entre terres fertiles et espaces plus pauvres, entre fonds de vallée, versants et plateaux. Aucun des éléments structurants du territoire n’a été négligé : ressources naturelles (découverte d’une carrière), voies fluviales et routières. Ainsi, des tronçons de plusieurs voies romaines ont été identifiés, rendant obsolète tout ce qui avait été écrit sur le sujet, alors que les découvertes de Belsinoet surtout de la mutatio Vanesia (auberge isolée à quelque distance d’une agglomération d’origine préromaine) apportent beaucoup à la connaissance des relais.
À la fin de l’âge du Fer de nombreux établissements dispersés, petits et grands (entre 5 000 à 15 000 m2) maillent la campagne ; au Haut-Empire se marque une différenciation entre les terroirs fertiles du nord de la cité qui sont particulièrement mis en valeur dans trois types de fundi et les terres plus ingrates qui, en dehors des plaines dans le tiers sud, sont moins peuplées et sans doute davantage tournées vers l’élevage.
Le nom de la ville d'Auch vient des Ausques, Auscii en latin, qui formaient une peuplade celtibère habitant l'Aquitaine avant les Romains, et qui occupaient le sommet de la colline d'Auch lorsque Crassus s'empara de l’oppidum. Durant la Pax Romana, la population descendit dans la vallée. Ainsi naquit une grande cité gallo-romaine, Augusta Auscorum, qui faisait partie de la Novempopulanie, aussi appelée « Pays des Neuf Peuples ». La ville d'Auch remonte à une antiquité très reculée. Elle existait avant la conquête romaine; c'était la ville ibérienne d'Elimberris, capitale des Auscii. Lors de l'organisation de la Gaule par les vainqueurs, elle reçut le nom d'Augusta Ausciorum.
Mais le nom antique d’Auch apparaît dans les sources classiques sous plusieurs formes: Eliumberrum d’après Méla; Eliberre (ablatif de Eliberris) d’après la Table de Peutinger; Climberrum pour Elimberrum d’après l’Itinéraire d’Antonin, 462. "Berrum" est l’adjectif basque berri, «nouveau, neuf, nouvelle» qui apparaît sous une forme «latinisée».
Pendant la période gallo-romaine, ce fut assurément une ville florissante et considérable, car le géographe Pomponius Mela put la citer comme l'une des trois villes principales de la Gaule; les deux autres étaient Trèves et Autun.
La ville connût un important développement et devint un des principaux centres urbains de l'Aquitaine, située au croisement de deux voies romaines, Lyon des Convènes (Saint-Bertrand-de-Comminges) vers Agen et Toulouse vers Bazas. Après le sac de la ville principale de la province, Eauze (prononcé: eoz), Augusta Auscorum devint le principal centre urbain et administratif.
Le christianisme fut introduit, à la fin du IIIème siècle, dans la contrée, et bientôt le rang de cité romaine que possédait Auch lui valut de devenir le siège d'un évêché. Conquise au commencement du Vème siècle par les Wisigoths, la cité d'Auch demeura pendant un siècle environ sous leur domination; la bataille de Vouillé (507) la fit passer sous celle des Francs. La ville romaine, qui s'étendait en grande partie sur la rive droite du Gers, avait jusqu'alors survécu aux dévastations des barbares; elle fut ruinée par les Sarrasins lors de l'invasion de 732; ses habitants regagnèrent alors le site de l'ancienne Eliumberrum plus facilement défendable. Il devint le noyau urbain et fut ceint de murailles.
La cathédrale d'Auch a été commencée en juillet 1489, à l'instigation de François de Savoie, sur les ruines de la cathédrale romane de Saint-Austinde, elle fut consacrée le , mais deux siècles ont été nécessaires pour terminer sa construction.
Elle est de style gothique flamboyant, fortement influencé par la Renaissance. Elle fut complétée fin du xviie siècle, par une façade et un porche d'ordre corinthien. Elle comprend un ensemble de 21 chapelles.
Le chœur d'Auch constitue presque une église dans une église avec ses vastes dimensions, 33,80 m sur 11,80 m. Il est entièrement clôturé par le retable monumental de Pierre II Souffron à l'Est, et par les stalles sur les trois autres côtés. Le chœur est orné d'un pavement de mosaïque et, dans son pourtour extérieur, un riche revêtement en chêne clair.
Les stalles en chêne dur et patiné sont au nombre de 112 dont 40 basses. Il y a 60 hauts dossiers avec une grande figure, sauf les deux hautes stalles réservées où il y a deux grandes figures. Chaque haut dossier est séparé par des contreforts ornés chacun de quatre figures.
Les stalles présentent une exceptionnelle richesse d'ornementation, pas moins de 1 500 motifs différents : représentations bibliques, vies des saints, mythologie, faune et flore, bestiaire fantastique, mêlant donc la ferveur mystique du Moyen Âge et l'éclectisme humaniste de la Renaissance.
Certaines sculptures ont un caractère coquin qui a du amuser des générations de chanoines.
On retrouve côte à côte sans que les tailles soient respectées Goliath et David.
Et beaucoup de beaux barbus comme Noé
Josuah
Ou encore Saint Pierre....
Nous quittons la cathédrale pour jeter un œil du haut de l'escalier...
L'escalier monumental est avec la statue de d'Artagnan en son milieu un autre lieu signature d'Auch.
Plutôt que de l'emprunter, nous revenons sur nos pas pour passer par la rue la plus connue de la ville et nous arrêter pour mangers quelques tapas.
C'est ensuite la traversée du Gers pour gagner notre hôtel de Gascogne qui est tenu par des Chinois !
Demain, nous gagnons une autre capitale du Gers, Gimont capitale du foie gras ! Ce sera une étape de Compostelle à l'envers. Nous devrions croiser des pèlerins !
Nous sommes sur une journée de bascule météorologique car la pluie est annoncée et la température devrait (enfin) baisser. L'étape est courte et si en plus il n'y avait pas de mouches ce serait le paradis....
2 le tracé
3 le détail de l'étape
Nous avons passé une bonne nuit avec la climatisation dans la chambre et le silence de ce hameau très tranquille. Nous passons plus de temps pour prendre notre petit déjeuner car notre hôtesse déjeune avec nous et nous discutons longuement. Finalement nous quittons Patricia et ses Bobtails Let's Go et Hedel vers 8:30. C'est une très bonne adresse pour ceux qui aiment la nature et le cocooning.
Après deux changements de direction nous abordons la plus belle ligne droite que nous ayons rencontré jusqu'ici avec plus de 13 km. La voie romaine devait ressembler à ce chemin rectiligne qui nécessite de fréquentes remises en état.
Pour ce qui est de l'attrait du parcours, il y a beaucoup mieux... Des pins adultes, des pins jeunes replantés après la tempête, d'autres pins. Bref des pins et encore des pins.
Par contre la monotonie sans mouches serait supportable en écoutant une longue série de bonnes chansons. C'est insupportable d'être cerné en permanence par des dizaines de mouches. Le chemin croise une route. Il se poursuit sur des kilomètres mais il est devenu goudronné.
Le ciel est nuageux, il ne pleut pas, la température monte, il fait quand même moins chaud.
Il est temps de continuer à examiner l'équipement du soldat romain.
Les soldats au-dessus de leur tunique (tunica) avaient une protection du torse et des épaules qui a évolué au fil du temps. Il faut distinguer lalorica hamataetlalorica segmentata. La première est une cotte de mailles de type 1/4 (chaque anneau est relié à 4 autres). Elle pèse une quinzaine de kilogrammes. Elle ne peut pas être réparée par le légionnaire et les coups reçus conduisent à des fractures de côtes, contrairement à la lorica segmentata. Cette cuirasse articulée est apparue au début du Ier siècle dans les régions rhénanes, et s'est répandue ensuite dans tout l'empire. Elle se compose de bandes de fer horizontales fixées ensemble par des courroies de cuir et enveloppant le torse, ainsi que de plaques de protection sous la nuque et la gorge, et de bandes de protection sur les épaules. Son succès s'explique sans doute par le fait que sa fabrication ne demandait qu'environ 70 heures de travail, c'est-à-dire trois fois moins que pour fabriquer une lorica hamata. Elle était également un peu plus légère. Munie de charnières sur les côtés, elle s'ouvrait et s'enfilait comme une veste, qu'on fermait sur le torse. La lorica segmentata a été employée jusqu'au début du IIIème siècle, concurremment à la cotte de mailles qui finit par la supplanter.
Intermédiaire entre le casque et la cuirasse les soldats romains portaient un lourd foulard pour les protéger des coups dans cette zone de fragilité.
Notre anonyme de Bordeaux a croisé sur sa route de nombreuses légions et il a pu observer les différences d'équipement des légionnaires. Il est passé par des endroits peu stables et proches de grandes batailles qui ont conduit à des dizaines de milliers de soldats tués. Nous aurons l'occasion d'y revenir comme sur le reste de la tenue des soldats.
La ligne droite se termine nous arrivons à Herré, village qui relève de la partie landaise du Gabardan, zone frontière entre les Petites Landes et l'Armagnac, à la limite des Landes, du Gers et du Lot-et-Garonne.
Nous faisons un court détour pour voir l’église Notre-Dame et Saint-Clair. Simple chapelle au XIIème siècle, accolée à une église paroissiale construite au XIIIème, elle comprenait alors une nef prolongée par un chevet arrondi de même largeur, et un clocher de plan carré au sud. Du XVème siècle. date un ensemble de dispositions destinées à renforcer la fonction de refuge de l'édifice: surélévation des murs gouttereaux (NB il n'y a guère que des murs qui puissent être gouttereaux...) complétée par des merlons et des créneaux, et création d'un niveau haut de circulation desservi du côté nord par un escalier à vis.
C'est du XVème siècle également que daterait l'agrandissement de l'église par la construction d'un bas-côté au sud, auquel on accédait par un portail, surmonté par une bretèche. Le mur occidental de l'église fut percé d'une meurtrière puis de deux bouches à feu, les fenêtres à remplage furent murées. Vers 1546, l'église et son cimetière étaient protégés par une enceinte, peut-être un simple fossé, et la porte d'accès au cimetière était fortifiée. L'église était alors voûtée et peinte.
Le clocher comporte quatre niveaux: au rez-de-chaussée, la base était couverte d'une voûte en berceau longitudinal, espace profondément modifié au XIXème siècle mais dont subsistent, sur chacun des murs, les piles et les arcs de décharge qui en supportaient la retombée; les deux niveaux supérieurs étaient séparés par un plancher. Celui du haut est éclairé par deux arcs en plein cintre qui encadrent des archères. Une porte, aujourd'hui murée, ouvrait sur le choeur. Pour le dernier niveau, seule la partie occidentale était anciennement couronnée d'un étage. .
Nous poursuivons vers le terme de la journée par un parcours fort varié qui tranche avec la ligne droite précédente : une petite route, puis une grande, puis un chemin forestier et enfin l'ancienne voie ferrée pour aboutir à l'entrée de Gabarret.
A l’est des Landes, la ville de Gabarret est l’ancienne capitale d’une vicomté au passé glorieux mais dont il reste que peu de vestiges.
La maison du Gabardan datant de 1456, à colombage, briques plates et à encorbellement est maintenant le siège de l'Office du Tourisme. C'est un des rares monuments à avoir survécu aux Guerres de Religions sur la commune.
Il a finalement plu en soirée, est-ce que la fraîcheur attendue sera au rendez-vous demain pour une étape qui nous mène en terrain connu : Eauze qui est sur la voie du Puy mais c'est aussi une des capitales de l'Armagnac...